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Le Voyage - Carnets de voyage

08/05/2008 - Notre experience en Inde du sud et avec ADER - Maharashtra & Karnataka

Hypnotisante Inde...
Nos trois semaines vécues dans ce pays-continent sont passées très vite. De Bombay à Bangalore, nous avons traversé le Maharashtra viticole avant de nous arrêter en Karnataka, pour un vignoble et la zone d’action d’ADER à Kolar Gold Fields (KGF).

Bombay (Mumbai)
En arrivant dans cette megalopole (18 millions d'habitants), nous avons d'abord ete marques par la grande misere et l'immense salete qui regnent a chaque coin de rue, le tout agremente d'un concert de klaxons sans fin... Une fois habitues, nous avons pu apprecier la forte culture qui s'en degage : de tres nombreux temples hindouistes (et les offrandes de fleurs et fruits qui s'y deroulent), l'heritage de l'empire britannique (Victoria Station, University, Gateway of India, etc.), la fameuse mosquee Ali Haji (accessible a maree basse), etc.

Bangalore
La Silicon Valley de l'Inde est une ville tres agreable car elle jouit d'un climat moins etouffant qu'a Bombay. Nous avons eu la chance de tomber sur un super chauffeur de Rickshaw (le touk-touk indien) qui nous a fait faire un tour insolite de la ville : vieux fort, Bull temple, temple souterrain, parcs, magasin de tapis, etc. Superbe apres-midi !

ADER en Inde
Depuis 3 ans, ADER s’est engagée auprès de l’ONG locale KGFWA (Kolar Gold Fields Women Association) autour des mines d’or de Kolar (près de Bangalore, Etat du Karnataka), fermées depuis 2000. Le but de cette action est de venir en aide aux femmes issues des Dalits, caste la plus défavorisée d’Inde. Ensemble, ils travaillent sur trois activités :
1. Renforcement opérationnel et institutionnel de la fédération et de ses membres
2. Intégration économique de ces personnes (formation professionnelle, micro-crédit)
3. Accès aux services de bas (besoins vitaux)
Aujourd’hui, 1500 femmes bénéficient du soutien de KGFWA et d’ADER.
ADER India compte six personnes : deux permanents à KGF et quatre basés à Bangalore. La coordinatrice du projet est Chinmayee Subash, avec qui nous avons pu nouer une relation de confiance. Par ailleurs, nous avons eu la chance de voir Nicolas Xynos, responsable des programmes du Mali d’ADER, que nous avions rencontré à Paris lors de notre premier entretien, en Inde pour une mission ponctuelle de quinze jours.
Après s’être fait présenter l’action d’ADER dans les locaux de Bangalore, nous avons passé une journée sur le terrain, à KGF, afin de rencontrer des habitants et de mesurer l’action menée par « notre » association caritative.
Ainsi, nous avons été présentés aux acteurs des deux associations lors d’une réunion au cours de laquelle nous avons pu donner quelques petits cadeaux que nous avions préparé. Nous sommes ensuite partis faire le tour des actions menées : réservoir d’eau potable, puits d’eau, toilettes, etc., rencontre avec l’équipe confectionnant des objets à partir des fibres des feuilles de bananiers (sacs à main, sacs de « plage », sets de table, etc.). Elles nous expliquent leur travail avant que nous prenions ensemble une photo en présence de nos principaux partenaires, sans qui nous ne serions pas là.
Dans l’après-midi, après avoir partagé notre déjeuner avec les acteurs des associations, nous sommes partis à la rencontre d’habitants. La providence nous a mené au sein d’une famille adorable où les enfants respirent la joie et le bonheur de vivre, malgré leur condition sociale. Belle leçon de vie d’où nous repartons grandis.

Après cette journée terrain, nous sommes ravis de récolter des bouteilles pour ces personnes défavorisées par la caste où elles sont nées, mais qui ne se laissent pas aller. L’action d’ADER nous parait professionnelle et juste. Nous pouvons continuer notre mission !

 
Le Voyage - Carnets de voyage

08/05/2008 - L'Inde du sud vitivinicole vue par VDG 2008 - Maharashtra & Karnataka

Avec son climat tropical, apparemment défavorable pour la culture de la vigne, l’Inde nous a prouvés pendant ce séjour qu’elle était capable de produire des vins buvables et adaptés a son marché local. Le pays cultive la vigne depuis 300 av. J-C, 90% de ses vignobles conduits en lyre ou en pergola sont dévolus à la production de raisins de table, ce qui fait de l’Inde le plus gros producteur de raisin avec la Turquie.

CONSOMMATION L’Inde produit des vins « sweet » avec un taux élevé de sucre résiduel, très peu d’acidité et de tannin mais ces vins, très différents des nôtres, accompagne harmonieusement la cuisine Indienne très épicée.
Le vin en Inde coute très cher (environ 8 euros) car les taxes sur l’alcool sont élevées, mais aussi les coûts de production représentent une charge énorme pour le producteur. Seuls les plus aisés et les plus éduqués consomment du vin, ce qui represente environ 1 million de personnes, mais ce chiffre augmente tous les ans. Demain, les femmes, les jeunes et les classes moyennes seront de nouveaux consommateurs. N’oublions pas qu’1% de croissance en Inde représenterait 20% de croissance en France.

PRODUCTION
L’Inde compte aujourd’hui 54 domaines viticoles (contre une dizaine en 2005) dont 51 se trouvent dans l’état du Maharashtra (capitale : Bombay). Deux récoltes par an sont possibles, mais une seule est réalisée (entre janvier et avril); le second cycle assure surtout la régénération des bois. La culture du raisin de cuve y cohabite avec celle du raisin de table. La lyre en Y souvent utilisée pour conduire le raisin de cuve semble être la plus adaptée. Cependant Grover (Bangalore), qui pour nous reste le plus qualitatif, conduit une petite partie de sa vigne en cordon et s’oriente de plus en plus dans cette voie.
Le gouvernement interdit la possession de plus de 40 acres par personne, soit 16 hectares. Une fois que chaque membre de la famille possède ses 16 ha de vigne, les propriétaires de winery se voient forcés de contracter plusieurs agriculteurs pour atteindre la production espérée. Ici les grand domaines de 300 hectares sont rares, très rares, souvent quelques hectares entourent la cuverie et servent de show room…
Les principaux cépages ont été importés de l'étranger. Il y a notamment du Cabernet-Sauvignon, Syrah, Chenin Blanc et Sauvignon; le Chardonnay est présent mais pousse difficilement.
La production de raisin de cuve a augmenté de 37 % en 2007; sept nouveaux domaines ont embouteillé leur premier vintage cette année, ce qui amène le nombre total de vignobles à 54 en 2008. Nous avons eu la chance de visiter le Château d’Ori à Nashik (région du Maharastra), actuellement en construction. Ce domaine au style très moderne sera aménagé pour régaler le moindre visiteur. Ce nouveau projet nous laisse penser à un bel avenir pour les vins Indiens.

REGLEMENTATION & DISTRIBUTION Les taxes d’importation en Inde peuvent dépasser 500%, elles ont été négociées par l’organisation mondiale du commerce à 150%. Mais dans ce « pays continent » qu’est l’Inde, chaque état a son propre gouvernement, ses propres lois et donc ses propres taxes. Inévitablement, la baisse des taxes à la douane a été compensée par une hausse des taxes aux portes de chaque état. Prenons l’exemple de GROVER : Dans le but de vendre son vin au meilleur prix dans l’état du Maharashtra (Région de Bombay), la winery GROVER à Bangalore (état du Karnataka), a été forcée d’y installer une de ses unités pour éviter de payer ces taxes. L’état du Maharastra représente 90% de la production de vin et ce n’est pas une question de terroir favorable… Le premier ministre du Maharastra est un amoureux du vin, possède des terres viticoles et donc favorise le marché du vin dans cette région. « En 2001, une loi a été votée et laisse espérer une ouverture du marché vers 2011. » Mr Singh, Directeur de chez SEAGRAM - Nasik ; groupe Pernod Ricard.
La distribution d’alcool en Inde est une fois de plus très réglementée. Tous les états n’ont pas le droit d’importer des vins, seules les grandes chaines d’hôtels en ont la possibilité. D’après une étude, 70% des ventes sont faites par les grands hôtels. Ici, les hypermarchés n’existent pas, seules quelques chaines de supermarché comme Relance, MORE, Spencer vendent de l’alcool. Les liqueurs stores (cavistes), n’ont pas la même allure que nos petits cavistes français : ici, un comptoir de fortune et des bouteilles à 35°C (magasin non climatisé) vous sont proposées. On retrouve systématiquement JP Chenet et un Bordeaux supérieur pour représenter les vins Français…
Prochainement, l’américain Wal-Mart (N°1 de la distribution alimentaire) arrive en Inde et une chaine de caviste doit s’ouvrir. Metro existe déjà à Bangalore et offre une large gamme de vin du monde entier.

A vos « marques »…

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